Contact:lescoursjulien@yahoo.fr . Si le constat s’exerce sur le monde extérieur, il s’agit bien de « l’esprit gémissant » qui reçoit cette angoisse, dans un vers allongé par les assonances en « an » et « on », la labiale de l’adjectif qui rallonge encore un peu le vers, entourée d’une allitération en « l » et « s » : « Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis » (v 2). Baudelaire : Les Fleurs du Mal (1861) François Staal/Baudelaire - la mort des amants - Emois - Chanson BAUDELAIRE, Charles - Spleen (Quand le ciel bas et lourd...). Ce n’est pas le dernier poème de la section <>, il y en a encore 15 après.. Dernier poème portant le titre Spleen plus exactement. L’action de « geindre », bien que péjorative, constitue aussi une manière d’exister, un cri plutôt qu’une voix, qui se poursuit « opiniâtrement », dans la longueur lexicale et au-delà du poème. Reste la réaction. . Le choix du pronom personnel « Il nous verse » (v. 4), puis de l’adjectif possessif « nos cerveaux » (v 12) englobe plusieurs personnes, dont le poète, qui s’inclut, observe et décrit le rapprochement. Mais l’image d’un « peuple muet d’infâmes araignées » croise celle du poète, le silence de l’attaque « peuple muet » pouvant s’entendre comme la perte d’inspiration, le choix du qualificatif péjoratif « infâmes », marquant également une adhésion du poète à son texte, une trace de son jugement. Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, 1. Le Spleen constituerait dès lors l’essence même du poète, de ce poète, et lui permettrait, paradoxalement, la poésie. Spleen (“Quand le ciel bas et lourd…”) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle Le poète lutte inutilement contre une angoisse qui a depuis le début gagné la bataille--> poète "maudit" Spleen: Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle I) Une ambiance angoissante qui annonce la suite Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique. — Charles Baudelaire Spleen When the low, heavy sky weighs like a lid On the groaning spirit, victim of long ennui, And from the all-encircling horizon Spreads over us a day gloomier than the night; When the earth is changed into a humid dungeon, In which Hope like a bat Goes beating the walls with her timid wings And knocking her head against the rotten ceiling; When the rain stretching out its endless train Imitates the … En quoi l’évocation des sentiments du poète est-elle originale ici ? 1 Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. L’association Spleen et poésie serait ainsi ce qui autorise le poète à être. Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Quand le ciel bas et lourd, Spleen LXXVIII, commentaire, Les Fleurs du Mal, Baudelaire, 1857. Quand le ciel bas et lourd pése comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie. Charles Baudelaire" L'Albatros" The Albatros Poem animation French Spleen 4 Vidéo Charles Baudelaire - A celle qui est trop gaie de cofiz75 (Musique - cofiz75. Le verbe « tendre », par ailleurs, suggère également l’idée d’un piège, les « filets » des pêcheurs prenant dans leurs mailles des animaux condamnés à mort. Le poème Spleen « Quand le ciel bas et lourd », composé de 5 quatrains, est divisé en deux parties : – Les trois premiers quatrains décrivent le spleen (I)… – … tandis que les deux derniers quatrains montrent la victoire du spleen sur le poète mais aussi, paradoxalement, la façon dont le poète parvient à mettre ce spleen à distance (II). Deuxième temps, adjectif possessif « mon », v. 20. La comparaison se poursuit, l’attaque se concentrant sur les « esprits », c’est-à-dire, peut-on imaginer, sur le ou les poètes, ceux qui « sans patrie », appartiennent à la poésie et dont la réaction, de crainte, se choisit autour du verbe à connotation péjorative « geindre ». Some partners do not ask for your consent to process your data, instead, they rely on their legitimate business interest. Le premier choix lexical, « cloches », « hurlement » nous permet d’entendre le Spleen, et sous une forme violente. BAUDELAIRE : LES FLEURS DU MAL : SPLEEN (LXXVIII) : QUAND LE CIEL BAS ET LOURD (COMMENTAIRE COMPOSE) Introduction:. Le texte de théâtre et sa représentation, Giraudoux, "Electre", Acte I, scène 8, analyse, Montesquieu, "De l’esclavage des nègres", lecture linéaire. Spleen. Si l’esprit s’avoue vaincu, il le marque par une personnification des « corbillards », eux-mêmes symboliques de la mort, personnification jouant sur l’enjambement des vers 17 et 18. Est-il pour autant « vaincu » comme l’énonce le poème ? Cette pluie constitue également un élément actif, nous suggère le choix du verbe « verse » (v. 4) qui personnifie le Spleen et l’associe à une nature volontairement associée à l’ennui. En quoi poète et Spleen sont-ils liés ? Splenn LXXVIII, de Charles Baudelaire (recueil Les Fleurs du mal, section "Spleen et idéal"), est le dernier des quatre Spleen et peut-être le plus terrible, le plus angoissant, délirant, dément. En contre-rejet, « L’Espoir », allégorie, reçoit sa peine sous une double forme verbale « vaincu », « pleure », s’opposant à une autre allégorie, « l’Angoisse », en contradiction. Renforcé par les deux adjectifs de chaque côté du comparatif, le Spleen semble gagner les deux parties du cycle. Spleen (IV) Charles Baudelaire: Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle ... Rate it (0.00 / 0 votes) The Spleen Anne Kingsmill Finch: What art thou, SPLEEN, which ev'ry thing dost ape? - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Quant aux « araignées », elles figurent bien sûr l’animal mais également le Spleen qui étreint le poète, son « [cerveau] » en proie aux affres du désespoir. Ce rapprochement se symbolise par une vision circulaire mais englobante du Spleen. (diffusion et reproduction libres avec l'obligation de citer l'auteur original et l'interdiction de toute modification et de toute utilisation commerciale sans autorisation préalable). L’adverbe « opiniâtrement », dans sa prononciation, détache la diérèse, appuie sur le mot, renforce son intensité. La double métaphore, « pluie » et « prison », renvoyant au double champ lexical de l’enfermement et du ruissellement, permet ainsi non plus seulement de décrire, mais de récréer matériellement et mentalement pour l’autre un univers intime qui n’est pas encore perçu. L’enfermement, ce serait aussi ce sentiment que le Spleen gagne les habitations, les refuges possibles, puisqu’il touche aux « murs » (v 7), aux « plafonds » (v 8). Cinq quatrains d’alexandrins. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. Le poète. Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux, 13 Des cloches tout à coup sautent avec furie. Fleursdumal.org is dedicated to the French poet Charles Baudelaire (1821 - 1867), and in particular to Les Fleurs du mal (Flowers of Evil). Le rythme est allongé par l’allitération en « l », perceptible sur les deux vers mais une coupe se remarque en fin de vers. Notons également la coupure auditive du « p » en milieu de vers qui semble marquer une pause pour mieux finir de s’allonger. Mais au-delà, il est possible de considérer le Spleen comme moteur du poète et de la poésie, comme extension intrinsèque de l’être poétique et ce qui lui permet de dépasser la finitude. Le poète occupe en effet une position particulière, il est celui qui observe, qui note et qui ressent. Beaucoup d’adjectifs. Personnification ou allégorie v. 6 et v. 18, v. 19. Le poème nous délivre ainsi trois allégories, « l’Espérance » (v 6), « l’Espoir » (v 18) puis « l’Angoisse (v 19) » dans une gradation ascendante. Nella versione originale, il testo è costituito da cinque quartine di versi alessandrini in rima alternata. Dès lors la défaite de l'esprit est consommée - Vers 17 à 20. Qui parle ? Peut-être faudrait-il voir dans cette association une manière de combattre le romantisme dans son désir de communion avec la nature. Coupes v. 18. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle; Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle; Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Mais pas seulement. Le Spleen, diffus dans le monde alentours, se figure donc en cercle, marquant l’enfermement. Il se profile à « l’horizon » (v 3), comme une menace lointaine qui s’avance. Dans l’opposition et la confrontation des idéaux, des sentiments et de la défaite, nous retrouvons en fait la structure interne même de l’œuvre, du moins de la section, le déchirement entre un désespoir de l’ennui et un idéal impossible à atteindre. Notons l’adjectif « affreux » qui pose à nouveau un jugement du poète, renforçant l’aspect sinistre de ces bruits. Spleen. Par l’enjambement des deux vers, le Spleen, consacré en figure de style et phonétique, s’étale, s’annonce, se ressent. Mais cet idéal, s’il semble ici céder sous le poids de l’ennui, reste le moment du poème, un moment de section, un sentiment de papier. Si la position imprimée par l’évocation de « [son] crâne incliné » suggère le renoncement, celui-ci reste celui du corps, pas de l’esprit. 17 - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle II nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. Mais « L’Espérance » est un terme à connotation religieuse qui s’approche de « l’Espoir » en y ajoutant un idéal, -titre de la section-, une envolée vers un ailleurs qui se transforme ensuite en « Espoir », un sentiment plus humain peut-être et plus proche de la réalité. Premier temps avec pronom personnel et adjectif possessif (déterminant possessif) englobant plusieurs personnes « nous », vers 4 et « nos », vers 12. Dernier poème de la section Spleen et Idéal des Fleurs du Mal, Spleen LXXVIII de Baudelaire, reprend, dérive et amplifie ce désespoir du vivre. De même, aux vers 9 et 10, il figure l’approche du Spleen en utilisant une description : « Quand la pluie étalant ses immenses traînées / D’une vaste prison imite les barreaux, » où, à nouveau, le jeu poétique dévoile ses atouts : allongement du vers par le doublement de la nasale « m » qui referme le palais et serre le son, allitération en « l » qui redouble l’allongement, assonance en « an » qui suggère l’inexorable progression. Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Mais elle rappelle, également, par sa répétition, l’ennui temporel de l’habitude, le rappel immuable du même évènement. Les verbes, « sautent », « lancent », des verbes de mouvement, personnifient les « cloches », qui semblent actionner d’elles-mêmes leur vacarme. Réalité reçue avec « L’Angoisse » qui clôt le poème et apporte la réponse déjà pressentie. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle II nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand … Il se réfère au « jour » comme à la « nuit » (v 4), à un ennui, une angoisse qui étreint les journées, que la lumière aurait pu chasser, et les nuits, qui pourraient apporter un repos. Lorsque le vers 1 énonce : « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle », il suggère un état d’esprit mais joue également de la sonorité cadencée et heurtée de l’allitération en « qu » reprise par le phonème « c ». Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. Il atteint maintenant de plein fouet le poète. À défaut de piège ou avec lui, ce sera à une attaque que le poète devra faire face. We and our partners process personal data such as IP Address, Unique ID, browsing data for: Use precise geolocation data | Actively scan device characteristics for identification.. Une lente progression vers l'inexorable, II. Spleen (4) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle... lyrics: فرانسوی → روسی La position de ce dernier « Sur mon crâne incliné », figure celle du condamné à mort dont la tête se glisse sous l’échafaud de la guillotine. Ces poètes, qui « sans patrie », appartiennent à celle de poésie se représentent en « esprits errants » mais cette « errance » leur permet de parcourir le monde, le vers, le sentiment. Le quatrième quatrain s’engage en effet par un déictique « tout à coup » qui marque implication du narrateur et force de l’attaque, sa soudaineté. Plan Conclusion Le poète souffre dans la Terre où le Spleen règne. Le poète est ainsi soumis à une force à laquelle il semble ne pouvoir s’opposer. Le texte que nous étudions a été écrit par Charles Baudelaire en 1857, poète inclassable, au carrefour de différents genres littéraires, comme le Romantisme, le Parnasse, le Réalisme ou encore le Symbolisme. Dans l’Antiquité et la théorie des humeurs (état d’âme – sens médical) de la médecine de ce temps, la rate était l’organe responsable de la mélancolie. De tous côté, le Spleen est là. Le champ lexical du « cercle » (v 3) est en effet exploité dans le premier quatrain par la métaphore du « couvercle » en vers 1, et figuré dans le second : L’espoir, renommé « Espérance » sous l’allégorie, se pare d’une comparaison, « chauve-souris », qui devient métaphore filée à mesure que sa prison s’annonce. Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; 09 Quand la pluie étalant ses immenses traînées. La montée de l’angoisse, le moment de la crise constitueraient des éléments d’étude susceptibles de nous répondre. Déictique « Tout à coup », v. 13. Spleen by Charles Baudelaire (tr. Nous avons entendu l’avancée du Spleen et sa victoire sur le poète. Il se profile à « l’horizon » (v 3), comme une menace lointaine qui s’avance. Spleen : "Spleen" en anglais signifie rate. Il imite, déjà, le bruit de l’angoisse qui n’est pas perceptible par l’autre. Les hallucinations sonores - Vers 13 à 16, Merci à celui ou celle qui a réalisé cette analyse de, 2. Dernier poème de la section Spleen et Idéal où il s’agit de confronter le Spleen, l’accablement, à l’idéal du poète. Quand le ciel bas et lourd… “When the low, heavy sky…” « Quand le ciel bas et lourd…» (Zitat von Baudelaire: wenn der Himmel tief und schwer) Madeline Chalon 1 Les années Trente ont changé irrévocablement la couleur du monde, la vision de la politique, l’espace intellectuel – elles ont violemment changé la vie.Georges Bataille, alors Lorsque le poète plie sous le poids du Spleen, son corps le reçoit, son poème également : Au-delà de la personnification de la cloche s’entrevoit une métaphore du poète dont l’« affreux hurlement », s’il déchire l’espace, emplit aussi le poème. « [Se cogner la tête] », si cela reste une conséquence de l’affolement animal, nous renvoie aussi à l’expression familière, « se cogner la tête contre les murs », image du poète en perte d’inspiration, ou à celui dont la douleur ne peut être apaisée que par une douleur plus grande encore. L’anaphore « Quand » présente dans les trois premiers quatrains suggère en effet l’impossibilité d’échapper au Spleen qui se diffuse dans l’atmosphère et touche à tous ses supports « ciel », « terre », « pluie ». Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle. II nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; 5 Quand la terre est changée en un cachot humide, S’en va battant les murs de son aile timide. Cette « terre » peut en effet s’entendre comme le globe terrestre, le champ lexical du cercle se trouvant présent, mais le terme peut également renvoyer à ce qui constitue notre humanité. Pour la métaphoriser, la désigner autrement que par les théories des humeurs, la poétiser. n Problématique : En quoi le Spleen peut-il être poétique ? Comment ? Anaphore « Quand » pour les trois premiers quatrains. Mais n’hésitez pas à intervenir, et bonne(s) lecture(s) ! Mots-clefs :: La Revue du 24 :: Poésie :: Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857 – réédition 1861). Spleen : « Quand le ciel bas et lourd.... » Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée … Ce sera une défaite de l’esprit, une inclinaison sous la force de l’attaque, rapportée par le dernier quatrain comme finale du poème. Si le verbe d’action « s’en va », se heurte aux participes présents « battant », « cognant », aux sonorités dures et à la signification plus douloureuse encore, il manifeste une autre symbolique, celle du poète, en proie au désespoir. Elle martèle l’attente. Spleen LXXVIII Original French Version Version originale en français. Nous avons assisté à la confrontation entre le Spleen et l’Idéal. Nous avons relevé le champ lexical de la prison au vers 5, mais celui-ci s’étend à la strophe suivante où nous relevons la métaphore « d’une vaste prison imite les barreaux » (v 10), avec enjambement sur les vers 9 et 10 et inversion du sujet qui place l’élément important, « les barreaux », en fin de vers. À qui ? La « terre », enfin, se modifie sous l’action du Spleen (v 5) qui joue sur plusieurs niveaux. Allitérations v. 1, v. 2. « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » Dans ce premier vers l’auteur évoque le ciel comme un poids (seulement un poids?) Spleen (Quand le ciel bas et lourd) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle II nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, Dernier poème donc dernière tentative d’expliquer. Cette « [longueur] » se trouve cependant associée à un autre terme au vers 17 « Et de longs corbillards », avec, à nouveau, l’allitération par les labiales « l ». Baudelaire faisait de plus partie de la génération des … Les « filets » tendus « au fond », c’est-à-dire jusque dans les moindres recoins, évoquent bien un enchevêtrement d’angoisse, les fils de Spleen comme ceux de la destinée. De quoi ? Quand le ciel bas et lourd pése comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris, > Spleen, "Quand le ciel bas et lourd", de (...), Spleen, "Quand le ciel bas et lourd", de Charles Baudelaire, le poème du 24, Nouveau salon littéraire, 12 mai, Paris : L’écrit en relief, revisiter l’écrit grâce au pop-up, Salon littéraire du 21 mai 2016 - Compte-rendu, première partie, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre VII, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre VI, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre V, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre IV, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre III, Podcast - Bruges-la-Morte, Georges Rodenbach, Chapitre II, Maupassant, "Une vie", chapitre 6, extrait 1, analyse, "Manon Lescaut", extrait II, La Réconciliation, analyse, Montaigne, « De la vanité », Essais, III, 9, une explication linéaire, Ionesco, "Rhinocéros", Acte II, commentaire. Spleen (IV) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle II nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Conclusion : Nous avons reçu tout au long du poème la complexe architecture poétique en allitérations, assonances et métaphores. Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir. The 2012 Met Gala exhibition examined the The grinch christmas spleen quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle shirt moreover I love this striking similarities between the works of Elsa Schiaparelli and Miuccia Prada, and the push-and-pull tensions between their two aesthetics. Il se remarque dans le « ciel » dont la qualification « bas et lourd » (v. 1) adopte le profil de celui écrasé par l’angoisse. Pour le poète, ne s’agit-il ainsi de dépasser la matérialité de l’existence pour atteindre à l’humanité littéraire ? À la défaite du poète également dans le moment de papier. Pourquoi ? Spleen : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. Stanford Libraries' official online search tool for books, media, journals, databases, government documents and more. Il le peut en effet car ce qu’il perçoit à l’extérieur entre en correspondance avec une crise interne, un sentiment contradictoire entre le désir d’élévation et la brutale réalité, la retombée vers le sol. Ce quatrain débute par un tiret, forme de conclusion, de constat, et marque au vers 19 de multiples coupes matérialisées par les virgules, scandant ainsi la respiration essoufflée du poète. Cette attente est reçue par le poète qui la constate, pourrions-nous dire, à l’extérieur, si nous nous référons aux champs lexicaux déjà observés de la terre, du ciel et de la pluie. Le moment de crise n’est cependant pas immédiat, il se rapproche doucement du poète. Baudelaire par Saez. Il se remarque dans le « ciel » dont la qualification « bas et lourd » (v. 1) adopte le profil de celui écrasé par l’angoisse. Mais les deux sont gagnées par le Spleen : « un jour noir plus triste que les nuits », où les adjectifs renvoient au champ lexical de la peine, le deuxième appuyé par un comparatif de supériorité. Entre attente et angoisse, quelle vision du Spleen nous livre le poème et en quoi sont-ils liés ? Les trois premiers quatrains forment une unité de sens : il s’agit pour le poète d’annoncer le Spleen et de décrire sa progression. « L’Angoisse », enfin, par gradation ascendante de ses adjectifs, matérialise sa victoire par l’achèvement du poète. II nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Stream ad-free or purchase CD's and MP3s now on Amazon.co.uk. Sir John Squire) When the low heavy sky weighs like a lid Upon the spirit aching for the light ... Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. Lorsque le poète énonce : « la terre est changée en un cachot humide » (v 5), il joue sur plusieurs niveaux : le champ lexical de la pluie, la transformation, « est changée », qui cohabite avec la personnification passive, le champ lexical de la prison, liant pluie et enfermement, Spleen et enfermement et par association, pluie et enfermement. Le paroxysme de la crise et la défaite de l'esprit en proie au spleen - Vers 13 à 20, 2. Le poète n’est pas seulement celui qui observe, il devient celui qui pressent avant les autres et prévient. De sa mélancolie, de son retentissement et de son apparition. Charles Baudelaire, Compagnie Artaban, Opération Thalie Envolée, Spleen, Quand le ciel bas et lourd, Les Fleurs du Mal. Le poète reçoit en effet ce Spleen qui, bien que perçu en menace externe, s’avère mouvement de l’âme, enfermement et resserrement du cercle, se rétrécissant pour atteindre sa cible. Nul espoir d’envolée ici comme pour l’Albatros, la chauve-souris reste prisonnière, -nouveau rappel du champ lexical de l’enfermement-, des ces « murs », « plafonds », qui nous figurent une tombe, la sienne. Le ciel est représenté comme étant « bas » ce qui prononce (impropre) une fatigue de le porter, puisque quand l’Homme se fatigue il se penche se rendant plus bas. © Tous les textes et documents disponibles sur ce site, sont, sauf mention contraire, protégés par une licence Creative Common Translation of 'Spleen (4) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle...' by Charles Baudelaire from French to Greek